quelques artistes et leur technique de création

 

Des artistes de l’association nous dévoilent ici quelques secrets de leur(s) technique(s). Ils nous font partager à ce titre toute la passion qu’ils mettent dans leur art.

technique de pastel par guy boulmé

 

Guy Boulmé est né le 21 Mars 1936, pendant 5 ans élève du regretté Alain Victor, grand pastelliste français .Pour Guy le pastel c’est quoi ? « C’est un bâtonnet plus ou moins tendre, composé de pigments en poudre liés par une certaine quantité de gomme. On peut peindre au pastel, même si l’on ne possède pas parfaitement les techniques du dessin. Le pastel est une technique directe. Il n’y a pas  d’élément intermédiaire (exemple le pinceau). La main est solidaire du bâtonnet où  le souffle de l’artiste est impulsé directement dans la matière à chaque tension de doigts (Comparable au modelage d’argile). Le pigment de pastel posé sur le support sera toujours chargé des vibrations intimes de l’artiste.» En savoir plus…

 

 

 

 

 

technique d’aquarelle par daniel cartier

 

Né le 2 février 1937, Daniel Cartier vit aujourd’hui à Vacheresses les Basses (28). Il passe 3 années dans une école de publicité et se consacre à la peinture des années durant, en assouvissant sa passion pendant ses jours de congés. A la retraite, la peinture reste son passe temps favori. L’aquarelle, il la pratique d’une façon très personnelle, parfois peu habituelle. A la base, il y a toujours un dessin très précis, qu’il ne respecte pas systématiquement, mais qui lui évite les fautes de perspective, ou de proportions. En fonction de l’effet escompté, il ne mouille qu’une partie de la feuille afin de contrôler en permanence l’humidité du papier. Les paysages  que peuvent représenter un port, un sous-bois ou un jardin fleuri, restent ses sujets de prédilection.

 

 

 

 

 

technique d’acrylique par jean-luc girard

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Né le 28 février 1957 à Paris 15ème, Jean-Luc Girard vit et travaille à Chartres (28). Après une école d’arts appliqués, il travaille dans la publicité de 1976 à 2000 pour enfin se consacrer à son art depuis 2001. D’abord figuratives, ses œuvres  se caractérisent rapidement par un travail de création à l’acrylique. « [Mot de l’artiste] » En savoir plus…

 

 

 

 

 

 

 

technique A L’huile par Christian roucheray

 

Je peins  essentiellement des paysages, ne cherchant pas à copier la nature, mais en mettant une note d’abstraction. Sur ma palette dominent des couleurs chaudes, je privilégie les couleurs et les effets de luminosité. Concernant la technique, je recouvre la toile d’une sous-couche en acrylique pour accentuer les effets de profondeur. Ensuite, j’utilise principalement l’huile. Pour réaliser les fondus, je me sers d’un pinceau éventail en ajoutant du médium à l’huile et je termine avec le couteau pour travailler la matière et augmenter les effets de relief. Mes prochaines toiles  auront une tendance beaucoup plus abstraite

 

 

 

 

 

 

 

 

le photosculpting® – une expression pHotovolumique® par jean-claude conrad * jcc *

 

J'ai deux passions, la photographie et la sculpture et ce depuis…

Je trouvais que mes photographies manquaient de vie, trop plates et prisonnières d'un carcan, à l'inverse de ma sculpture qui présentait une présence forte et une dynamique plutôt contemporaine. C'est pour cela qu'il me fallait créer une technique artistique qui me ressemble pour être pleinement satisfait. J'ai fini par fondre ces deux matières en fin de siècle dernier. Une nouvelle aire était née pour un mode d'expression artistique original.

Le PHOTOSculpting® une expression PHOTOvolumique®

Il se décline en deux modes d'expression: Sous forme de tableau de petit et grand format ou en sculpture sur socle.

Mes créations m'amènent sur des voies insoupçonnées et inespérées, ce qui m'entraîne dans des exécutions longues et minutieuses, dont le résultat est tout à fait intéressant et accrocheur, tant en académique qu'en contemporain. La construction d'une PHOTOvolumique prend forme dés la prise de vue, en effectuant de un à plusieurs dizaines de clichés pouvant êtres réalisés, pour la mise en scène sur un diptyque ou un polyptyque. Ensuite vient le travail sur informatique équipé de simples logiciels adaptés à ce type d'ouvrage, pour réaliser une mise en forme sur l'ensemble de la création. A savoir :

Taille du fichier/ redimensionnement / ajustement/ résolution/ luminosité/ contraste/ grain/ saturation/ couleurs/ netteté/ flou/ voir déformation ou changement d'apparence, etc.

C'est cette période de créativité qui prend le plus de temps. Dans ce domaine il n'y a pas de règles établies. Le tirage final est réalisé par un laboratoire spécialisé pour ce type d'épreuve photographique. Suivant le sujet traité, le cliché argenti-numérique est ensuite plaqué sur un ou plusieurs panneaux, préalablement façonnés. Vient ensuite, la période de construction par assemblage pour une composition finale. Avant fixation et mise en place de l'image définitive, préparation des découpages et mise en œuvre des supports plans ou cintrés, choix et application des revêtements et matières diverses comme peinture, zinc, bois, textures volumiques, verre pilé, objets, etc. Des vernis et pigments sont appliqués pour donner des effets de lumières et mettre en valeur le sujet PHOTOSculpté.

 

 

 

 

 

 

 

technique de peinture chinoise par poh lin sing

 

La peinture chinoise est connue pour sa longue histoire et son style particulier. Son exécution, fondée sur des traits de pinceau, est semblable à la calligraphie Chinoise. Ainsi, le matériel utilisé reste identique à savoir les "quatre trésors du lettré": pinceaux, le bâton d'encre, la pierre à encre et les feuilles de papier de riz.

Le dessin se fait au moyen d'une combinaison de traits de pinceaux droits ou inclinés et des variations subtiles de pressions sur les pinceaux pour modifier les largeurs de traits. De la même façon, il est possible d'obtenir toute une palette de dégradés par une utilisation astucieuse d'une partie ou de toute la longueur des poils du pinceau.

Il existe essentiellement trois techniques de peinture:

- Le Gong Bi (travail pinceau) réalisé sur support non absorbant (papier ou soie) convient à des œuvres de précision et nécessite un travail très minutieux.

 

-Le Xie Yi (écrire, expression) réalisé sur papier absorbant, permet une expression artistique libre des sujets en privilégiant le sens du mouvement et la spontanéité du trait.

 

-Le Mo Gou (sans os) caractérise une peinture uniquement au moyen de couleurs, sans traits ni contours préalables à l'encre. En savoir plus…

 

 

 

 

« les dessins dialogues » par bruno sari

 

Bruno Sari peint en duo d’improvisation depuis 2004 dans le cadre d’institutions recevant des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. « Les ateliers commencent ainsi : Je propose de choisir un pinceau au milieu d’une vingtaine de pinceaux en poils de chèvre, à manche de bambou ; je distribue du papier, au début de petit format, puis de plus en plus grand. Souvent c’est une tache d’eau qui invite à approcher le pinceau chargé d’encre rouge ou verte, l’effet irisé étonne et nous continuons chacun à notre tour sur le papier ; c’est une conversation sans mot mais à l’encre. Ni eux, ni moi ne savons comment le dessin va se terminer, mais rapidement un sens est donné et rappelle un événement vécu. Les couleurs se superposent et se complètent. Parfois un dessin est exécuté à plusieurs.

Il y a des sourires, des rires.

La séance terminée les dessins sont accrochés sur la corde à linge. C’est déjà une exposition devant les créateurs et parfois un parent en visite. Nous sommes tous surpris du résultat et gagnés par l’envie de recommencer. Il y de l’énergie, du plaisir et de la nostalgie car au vu des dessins, des évocations de leur vie surgissent. Nous avons écouté des chansons de Charles Trenet, puis nous les avons illustrées, et la vie de chacun s’est ajoutée en surimpression.

         Je suis heureux de peindre avec ces personnes, je me rends compte que certaines ont encore la capacité de renouveler et d’inventer leur désir, celui de dessiner ou de partir dans un sujet de conversation qui fait rêver. J’ai souvent entendu : - Moi ! Je n’ai pas peint depuis l’école maternelle ! – Je vois un lien entre la rêverie de l’enfant et celle de la personne âgée. » Voir les séquences video

 

technique de peinture a la cire par odile rousseau

 

L’encaustique est une technique très ancienne. Elle est obtenue par fusion de cire d’abeille avec une résine  et de l’essence de térébenthine auxquelles on ajoute des pigments. Nul ne sait à quand remonte son invention, mais elle fut réputée dès la plus haute Antiquité. On a retrouvé des réalisations qui décoraient les murs des villas de Pompéi, à Rome, sur les sarcophages égyptiens, les proues des navires etc. Ce type de peinture résiste particulièrement aux injures du temps. Les couleurs restent d’une étonnante fraîcheur au fil des ans. Utilisée jusqu’au Moyen Age, notamment pour les icônes, elle est ensuite tombée dans l’oubli au profit de la peinture à l’huile avant de réapparaitre au XIXème siècle. Une chose est d’ajouter de la cire d’abeille à de la peinture, une autre est de peindre à la cire. La cire fige en quelques secondes. Il est donc nécessaire de se servir d’outils chauffants pour pouvoir l’étaler et la travailler. Les anciens ne nous ont pas laissé d’écrits. A nous de chercher.

Pour ma part, je me sers uniquement d’un mini-fer à repasser et sans intension préalable devant la toile blanche. J’étale la cire pigmentée solide sur la semelle du fer chaud. La consistance en fondant devient celle de l’huile d’olive que j’étale comme si je repassais. Je travaille dans l’élan ou le désir vers une harmonie que je ne maîtrise pas. Je me sens habitée. Lorsque cette énergie me quitte, le tableau est abouti. Je prends alors du recul pour voir l’effet produit. C’est là que je découvre la réalisation. Elle est partie de mon inconscient et s’adresse à l’imaginaire de celui qui va regarder. Ce qui fait que l’observateur ne verra pas forcément ce que, personnellement, j’y vois mais qui a forcément du sens pour l’un comme pour l’autre. D’autres formules existent pour travailler la cire au pinceau.   

 

 

 

 

technique de « DRIPPING » par Gilbert gilardin

 

Bien que né en 1953 je suis un jeune peintre. Après quelques coups de pinceaux épars en 2002, peindre s’est imposé comme une nécessité ; j’ai suivi les cours de Francine Woinier durant quelques années. La peinture est alors couleur et matière. Etant clairement autodidacte, j’aime découvrir par moi-même les implications des différents matières entre elles. Après quelques tâtonnements j’utilise de la peinture en pot, de toutes sortes, huile, acrylique, anti rouille etc. neuf, de récupération. Les peintures alors s’écoulent, s’égouttent, se projettent, s’étalent, s’attirent les unes les autres, se repoussent, se mélangent, se superposent. M’exprimer à travers cette technique, c’est laisser libre cours à l’inconscient, parvenir à être vide mentalement de façon à  être le plus instinctif et spontané, ne penser à ce moment là que la peinture n’est que couleur et matière, et que le regard et donc les éventuelles retouches n’interviennent qu’après le travail largement réalisé. J’aime le sentiment que la réalisation obtenue est mon prolongement, tout en n’étant que le reflet d’un instant et donc celui d’une démarche qui ne peut être qu’évolutive. En savoir plus…

 

 

 

 

 

 

technique de sculpture par brigitte matern

 

Je travaille la terre cuite, le plâtre, la cire et taille la stéatite. La  terre cuite est  connue depuis la préhistoire, cette technique par pétrissage consiste à malaxer la terre et permet une grande liberté d'expression, l'œuvre finale doit être sans armature pour pouvoir subir une cuisson à haute température. L'argile grise est modelée jusqu'à obtention de la forme souhaitée ; le modèle est entouré d'un moule en plâtre puis éliminé. Le moule sert à réaliser un ou plusieurs exemplaires en plâtre numéroté avec une armature, et  qui seront polis ou cirés selon le résultat souhaité.

La cire est un matériau de choix pour le sculpteur, souple et légère elle permet beaucoup de liberté. La cire perdue s'applique essentiellement à des pièces compliquées, dont on ne désire obtenir qu'un seul exemplaire ou un nombre limité de copies. Le modèle en cire est entouré d'un moule en matériau réfractaire, puis éliminé par fusion.

La stéatite appelée aussi pierre de lard à cause de son aspect graisseux se polit bien et a vaguement l'aspect du marbre. On peut utiliser de fins ciseaux ou des couteaux pour la tailler. La stéatite est lisse et poreuse, elle offre une certaine diversité de couleurs, et demande une grande rigueur pour la réalisation de statuettes.

Depuis toujours le dessin est pour moi une forme d'expression naturelle. La vision en trois dimensions, la force de la matière, la beauté du volume que m'impose la sculpture m'inspire à me tourner vers elle.  L'espace de créativité que m'offre cet art laisse libre cours à mon imaginaire. Partant d'impressions et de souvenirs je réalise mes sculptures sans modèle, et le langage artistique qui en découle me dicte une réflexion profonde sur notre propre existence. Je suis ce que je sculpte et l'émotion inspirée par mes œuvres dans le regard du visiteur est le reflet de ma propre sensibilité.

 

technique D’ASSEMBLAGE par marie monique binois

 

Mes "métal'morphoses" sont une référence à la connaissance de l'une des formes de l'art d'aujourd'hui. C'est un art de la spontanéité, un art "primal" qui se veut immédiatement compréhensible par chacun, quels que soient ses goûts et sa culture artistique. Dans un monde standardisé, je propose un concept original de sculpture où le vide domine le plein. Chacun peut ainsi finaliser l'œuvre, lui donner une existence conçue par sa propre imagination, son propre univers poétique. J’invite d'une certaine façon à une création participative!!

Le poids des mots : Vous savez bien qu'il y a des gros mots qu'on s'interdit par convenance, des petits mots que l'on s'envoie en secret, des demi-mots qui se laissent deviner, des mots d'esprit si légers...

Vous voyez bien que les mots ont un poids !

 

 

 

 

 

 

technique de MONOTYPE par corinne raveneau-wiTte

 

Un monotype est une technique inventée au XVe siècle par Castiglione. Degas réalisera de célèbres monotypes quelques siècles plus tard.

Il s'agit d'un procédé de peinture par impression sur papier.

Je peins directement sur un support, le plus souvent une plaque de cuivre, à l'aide d'un rouleau, d'un pinceau et d'encre.

C'est là où entrent en jeu la création, les effets et dessins que l'on veut reproduire à l'aide d'un manche de pinceau, d'une spatule, etc.

Je dois toujours avoir à l'esprit que lors du tirage le motif sera évidemment inversé.

Je pose ma plaque ainsi préparée (avant que l'encre ne sèche) sur le plateau de la presse, je lui superpose avec précaution une feuille de papier ; j'actionne alors la manivelle afin d'écraser l'ensemble sous le rouleau.

J'essuie ensuite la plaque à la térébenthine, d'où le caractère unique du tirage, à la différence d'une plaque qui a été gravée à la pointe sèche ou à l'eau forte, techniques classiques de gravure.

 

 

 

 

 

A venir… (et tous ceux qui voudront bien vouloir partager ici leur technique artistique)

 

Pour toute personne intéressée pour nous faire partager sa passion au travers d’une technique originale, veuillez nous adresser par mail, un petit texte explicatif, ainsi qu’une photo représentative de votre technique.